Pour renforcer ses actions d'appui aux enfants privés de liberté initiées en Côte d'Ivoire depuis 1996, le Bice a sollicité et obtenu de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) le financement des travaux de réhabilitation et d'équipement de l'infirmerie du Centre d'observation des Mineurs (COM) de la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA).
Il s'agit de travaux de réhabilitation de l'ancienne infirmerie désaffectée depuis une dizaine d'année et sa transformation en un équipement socio-sanitaire composé d'une salle de consultation et de soins pour le Médecin, d'un coin pharmacie, d'un bloc d'hospitalisation de trois lits avec sanitaires.
Une infirmerie dédiée exclusivement aux jeunes mineurs
Cet équipement qui s'inscrit dans le cadre de l'amélioration des conditions de détention des mineurs privés de liberté permettra d'offrir aux mineurs détenus une prise en charge médicale adéquate avec des soins de qualité. Jusqu'ici les mineurs malades devaient aller se faire soigner à l'infirmerie de la MACA dans la grande cour, en compagnie des adultes, ce qui constituait un handicap majeur pour les mineurs.
Ce sont au total deux cent mineurs dont une cinquantaine sous Ordonnance de Garde Provisoire (OGP) et le reste sous Mandat de Dépôt (MD) qui pourront bénéficier de cet équipement qui sera entièrement équipé et doté de médicaments de première nécessité. Les travaux qui ont commencé le 4 janvier 2010 dureront trois mois.
Le Bice a négocié depuis bientôt deux ans un partenariat avec l'Institut médico-légal du Centre Hospitalier Universitaire de Treichville (Abidjan) pour assurer la gestion de l'infirmerie par la mise à disposition d'un médecin.
C'est dans le cadre de ses financements « Quick Impact Projet » que l'ONUCI contribue à hauteur de 8 millions de francs CFA au financement de ce projet.
Après la réhabilitation des cellules en 2006, des ateliers pour l'insertion professionnelle des mineurs en 2007 et de la salle d'eau en 2008, la réhabilitation de l'infirmerie sera la dernière phase des travaux pour rendre le Centre d'Observation des Mineurs (COM) opérationnel et fonctionnel.